Mexico, l’immense, l’impressionnante, la majestueuse capitale du Mexique ! Je l’aime !!!! Errer dans les rues, se perdre, seule, profiter, admirer… J’ai passé une semaine incroyable. En voici des petits extraits :
Mexico, l’immense, l’impressionnante, la majestueuse capitale du Mexique ! Je l’aime !!!! Errer dans les rues, se perdre, seule, profiter, admirer… J’ai passé une semaine incroyable. En voici des petits extraits :
J’ai terminé mes vadrouilles dans l’état d’Oaxaca dans le petit village San José del Pacifico. Malgré son nom ce village se situe dans les montagnes et est célèbre pour ses champignons magiques ! Les seuls touristes que j’ai rencontrés étaient vraiment TRES joyeux… quant aux villageois, ils étaient plutôt froids et peu aimables avec moi, petite blanche. Je suppose qu’ils n’apprécient guère ce type de tourisme. Et je peux le comprendre…
Ce sont les seuls champignons que j’ai achetés !
A une quarantaine de kilomètres de la ville d’Oaxaca se trouve une jolie petite ville Ocotlán. Dans cette ville naquit le peintre Rodolfo Morales. N’ayant aucune descendance et ayant gagné beaucoup d’argent de son vivant, il a décidé de créer une fondation : la fondation Rodolfo Morales pour que tout l’argent qu’il ait gagné « serve véritablement à quelque chose ». Il est décédé depuis déjà plusieurs années mais sa fondation est toujours en vie et permet la restauration d’églises, le fonctionnement d’une école de musique totalement gratuite, l’exposition gratuite de ses œuvres dans le monde entier… Un chouette homme !
Voyager seule permet de rencontrer plus de personnes, de prendre le temps de s’assoir et de discuter, discuter, discuter… C’est ainsi que j’ai rencontré des indigènes zapotèques du village de Santa María Ozolotepec qui faisaient une grève de la faim pour demander la suppression de tout pouvoir gouvernemental sur leur village. Causes : répression, violences morale et physique, menaces de mort… J’ai passé des heures et des heures avec eux pour comprendre leur colère, et les aider comme je le pouvais. J’ai eu des nouvelles, et, ils ont gagné !
Dans l’état de Oaxaca de nombreux villages ne dépendent plus du tout du gouvernement mexicain. Comme quoi, tout est possible…
Mitla était le centre religieux zapotèque principal, placé sous l’égide de grands prêtres qui y pratiquaient des sacrifices humains. Les découvertes faites au cours des fouilles semblent indiquer que les Mixtèques avaient brièvement exercé leur domination au XVème siècle, puis que les Zapotèques avaient repris le pouvoir avant l’arrivée des Aztèques en 1494.
Chaque assemblage d’édifices visible à Mitla semblait réservé à des groupes bien précis d’occupants : grands prêtres, simples prêtres, rois…
L’arbre de Tulé (árbol del Tule) est considéré comme la plus importante biomasse
d’un seul tenant connu dans le monde. Avec ses 58 mètres de circonférence et ses 42 mètres de hauteurs, ce gros ahuehuete (une variété de cyprès)
domine le cimetière. Officiellement il aurait entre 2000 et 3000 ans.
Monte Albán est l’ancienne capitale zapotèque, elle se dresse sur un plateau surplombant la vallée à 400 mètres d’altitude. Son nom signifie « Montagne
Blanche ». J’ai encore une fois ADORÉ !
Petite présentation
Les Pueblos Mancomunados sont huit villages, dispersés sur 2900 hectares de la Sierra Norte, et reliés par 120 km de chemins dans une forêt impressionnante. Une brume légère et blanche, parfois bien glacée, ou un brouillard total recouvrent à différentes heures de la journée les montagnes, les villages et les forêts.
La Sierra Norte (altitude entre 1000 et 3300 m) présente sept des neuf écosystèmes de végétation terrestre qui existent au Mexique en quelques kilomètres carrés. Dans cet écosystème unique se côtoient la faune et la flore des montagnes de climat tempéré et froid, et les espèces tropicales des climats chauds humides. Cactus, pins, chênes, mousse, fougères, orchidées se profilent dans la brume.
Source : Guide d’écotourisme solidaire - Echoway
Les aventures de Maëlle à la montagne !
J’ai décidé de me « balader » dans la Sierra Norte trois jours.
La première journée, j’ai marché de Cuajimoloyas (un peu plus de 3000 mètres) à Latuvi (un peu plus de 2000 mètres), ce qui représente 16 km et environ 6 heures de marche (dont 2h30 « trop facile », 2h de « pure descente glissante » et 1h30 de « pure pure montée »). Autant être honnête et vous dire tout de suite que je ne suis pas très douée ! Voilà, j’ai cru mourir je ne sais combien de fois. Oui oui… je crois que j’ai un sens de l’équilibre très faible, et un genou droit un peu fou. Résultat : dans la « pure descente de deux heures hyper glissante », je suis tombée une dizaine de fois, et parfois je glissais… sur les fesses… un peu trop longtemps… Mais je ne suis ni morte, ni blessée ! (hormis quelques égratignures et quelques bleus). Après une bonne pause bien méritée après les deux heures de descente, une heure trente de « pure pure montée »… Je crachais mes poumons, étais toute rouge, mon petit sac à dos qui ne pesait pas bien lourd, je le haïssais, je regardais le sommet et me disais « oui tu le peux !!! ». Imaginez mon bonheur une fois arrivée dans mon petit chalet, la haut, en haut de la montagne, avec une vue spectaculaire, avec une petite cheminée, l’air frais… Le bonheur !
Après réflexion, je crois que j’aurais dû m’acclimater aux plus de 3000 mètres d’altitude avant d’entamer la marche dans les montagnes ! Comme quoi, je ne suis vraiment pas maline comme fille ! Je tiens cependant à préciser que je ne me suis pas aventurée seule dans ces montagnes, mais avec un guide. « Pas bien maline » mais pas tant que ça ! Mon sens de l’orientation est en effet bien pire que mon sens de l’équilibre… imaginez !
Deuxième jour, réveil dans la brume en haut des montagnes, l’air frais t’envahit, et te ressource… Départ à 9 heures en direction de Lachatao ce qui représente 12 km et environ 4 heures de marche. Le guide m’avait bien dit « c’est plus facile qu’hier », mais j’ai quand même du mal à le croire ! Et en effet, TROP facile ! Mais des paysages à te couper le souffle. Dans le chemin qui réunit ces deux villages la végétation ne fait que changer (et au fait, ce chemin est un chemin préhispanique, et encore de nos jours les grosses pierres résistent). J’avais parfois l’impression d’être en France, dans ma forêt de Bercé, puis d’un coup, « oh un cactus ! ». Voilà, c’était MAGNIFIQUE !!! Après cinq mois dans la pollution, je me suis ressourcée, j’ai repris des forces, et mon morale est repartie au beau fixe.
Troisième et dernier jour passée dans le village de Lachatao, « village fantôme » où il règne une ambiance vraiment très particulière, le temps s’est-il arrêté au XVIème siècle (date de la construction de l’église)? Pourtant j’adore ! Au programme petite balade de 3 heures autour de Lachatao, malheureusement, une brume épaisse nous empêche de voir les « superbes vues », alors il faut faire place à l’imagination !
En conclusion je dirais : « De passage dans l’état de Oaxaca, allez absolument vous promener dans la Sierra Norte ! »
Jeudi soir, je suis rentrée de mes vadrouilles en solitaire, et c’était « padrísimo » !!!! comme diraient les Mexicains, c’est-a-dire c’était génial, magnifique, éblouissant…
J’ai d’abord passé dix jours dans l’état d’Oaxaca. J’ai eu le temps de flâner dans les rues de la ville d’Oaxaca, je suis allée comme prévu dans les communautés indigènes de la Sierra Norte, j’ai visité le Monte Alban, Mitla, je suis allée voir l’arbre de Tulé, j’ai vadrouillé jusqu'à San José del Pacifico et Ocotlán. Et j’ai surtout fait de belles rencontres.
Puis, c’est avec une certaine tristesse que j’ai dû dire au revoir à cet état et affronter l’immensité de Mexico. Cette capitale a la réputation d’être très violente, insécurisée, polluée… J’y allais donc à reculons. Mais finalement j’ai su apprécier cette capitale qui a tellement de choses à offrir : musées, petites rues colorées, peintures murales…
Enfin, j’y allais aussi pour faire des recherches pour mon mémoire, et j’ai trouvé ! Pour tous les curieux des corridos de la révolution mexicaine de 1910 (chansons révolutionnaires écrites lors de cette période), n’hésitez pas à me poser des questions, et pour ceux qui sont calés sur la question, partageons nos connaissances !
Pour vous faire part de ce que j’ai vécu, je vais écrire plusieurs articles. Je ne peux pas tout écrire en une journée, alors vous en aurez un peu chaque jour. Bonne lecture !
Tranches de vie d’une pseudo vadrouilleuse et « véritable » étudiante dans ce pays totalement décalé qu’est le Mexique.
"On ne voyage pas pour se garnir
d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes éliminées par les lessives qu'on vous tend avec un
éclat de savon dans les bordels".
Le poisson scorpion de
Nicolas Bouvier
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