Dimanche 1 février 2009 7 01 02 2009 02:25

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait ».

Extrait de « L’usage du monde » de Nicolas Bouvier.

Quand j’étais en sixième, j’avais une excellente professeure de français, Madame Domalin. Nous avions travaillé autour du thème du voyage et dans ce cadre nous avions lu des extraits de « L’usage du monde » de Nicolas Bouvier. Cette citation était restée en ma mémoire, car déjà à cet âge j’étais attirée par les dépaysements, les rencontres, l’inconnu et les grands espaces. Cependant, je ne pouvais comprendre bien cette citation avant de m’affronter moi-même à un voyage.

Mon premier grand voyage fut le Cambodge, à l’âge de 19 ans. J’avais longuement préparé ce voyage, je pensais m’y être bien préparée psychologiquement, mais... Mais ce voyage m’a profondément changée, je n’ai plus la même vision de la vie, je ne suis plus vraiment la même, pas après ce que j’ai vu, pas après toutes les discussions que j’ai eues avec les Cambodgiens, pas après avoir tenté de comprendre la société cambodgienne actuelle…

Le Mexique est totalement différent du Cambodge, mais aussi totalement différent de la France. J’apprends aussi énormément, et j’accepte de changer mes opinions et ma façon de penser.

Voilà, maintenant je comprends cette citation, un voyage peut nous transformer en profondeur, nous perturber, nous chambouler... Et il faut l’accepter.

Par Maëlle
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 01 2009 02:55

Demain, je pars en vadrouille dans les états d’Oaxaca et de Mexico, et ce, entre deux et trois semaines, tout dépendra des rencontres, des envies et des sous…

Dans l’état d’Oaxaca, je compte visiter le Monte Alban et la ville d’Oaxaca, aller dans les villages communautaires de la Sierra Norte (montagnes) et dans ceux du littoral. Puis j’ai bien envie d’affronter l’immensité de la capitale mexicaine en flânant dans les rues, en visitant quelques musées… Bien sûr, je compte admirer les pyramides de Teotihuacan. J’en rêve depuis mon arrivée.

Je dois cependant me garder quelques jours dans la capitale pour faire des recherches pour mon mémoire !

Finalement, ce sont de très beaux jours de rencontres, d’émerveillements, de dépaysements qui m’attendent !

Par Maëlle
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 01 2009 00:01

La première fois que j’ai éternué dans une rue mexicaine, au moins cinq personnes se sont exclamées « Salud ! » (« Santé ! »). Ma surprise fut très grande mais tout de suite le grand sourire me vint. En fait, c’est une coutume ! Alors moi qui éternue très souvent car je suis allergique, j’y ai souvent droit. En tout cas, je trouve cela sympathique et chaleureux, j’aime beaucoup !

Par Maëlle
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 01 2009 23:51

 Oui oui oui, je suis très fière ! Je n’ai jamais eu une aussi bonne moyenne depuis que je suis à l’école…  (Même pas en C.P.) J’ai… 95.25/100 (19.05/20) de moyenne générale !!! J’ai eu 91 en nahuatl, 95 en histoire sociale, 95 en histoire des mouvements sociaux et 100 en cinéma et littérature mexicaine. Mais bon, je suis au Mexique… Reportez-vous à l’article « Les cours mexicains » et vous comprendrez mieux, ce n’était pas si difficile que ça. J’ai quand même passé des heures et des heures à lire des livres, à rédiger des résumés et à préparer des exposés. Ce fut mon seul véritable travail…

Par Maëlle
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 01 2009 15:13

Je suis rentrée saine et sauve d’Isla Fuerte ! Ce ne fut pourtant pas gagné. Pourquoi ? Je fus malade, parfois très malade, je due mentir à l’aéroport sur ma destination et sur mon moyen d’hébergement, expliquer que je ne comptais pas faire un crime avec les ampoules que je transportais (!!!),  bien écarter les bras et les jambes pour les TRES nombreux contrôles dans les aéroports colombiens en ne se montrant jamais agressive, réunir les 33 dollars nécessaires pour payer la taxe d’aéroport à Bogota et ainsi quitter le pays (un peu plus et je ne les avais pas… et j’aurais dû faire la manche juste avant le décollage!)…


J’ai très envie de vous faire part de la folie qui règne dans les deux aéroports colombiens que je connais (Montería et Bogota).


Ces deux aéroports colombiens sont vraiment très stressants, je n’ai jamais été autant fouillée, contrôlée de ma vie. Il faut en effet franchir plusieurs barrages de contrôle. Le premier est pour entrer dans l’aéroport, c’est un contrôle rapide et général, mais tu dois quand même enlever ta ceinture, vider tes poches, passer sous le portique de détection des masses métalliques, écarter les jambes et les bras pour la fouille au corps, leur laisser un instant tous tes sacs pour qu’eux aussi passent au détecteur des masses métalliques, etc. Puis vient le tour du contrôle des sacs que tu mets en soute (qui sont passés auparavant au détecteur de métaux), ils les ouvrent et fouillent ! Le troisième contrôle est pour entrer dans la zone internationale, de nouveau tu passes sous le portique de détection des masses métalliques, de nouveau ils passent au détecteur de métaux ton sac à main, de nouveau ils te font la fouille au corps ! Puis vient le tour du quatrième et dernier contrôle, celui de la fouille de tes sacs à main et sacs en cabine et de la fouille au corps ! Puis, enfin oui, tu es dans la salle d’embarquement ! Mais pour moi, ce n’était pas vraiment terminé, car les policiers ont décidé de contrôler pour la énième fois (sans autorisation aucune et surtout sans nous prévenir et aussi de façon cachée) les sacs qui partaient dans la soute de l’avion, et ils auraient « trouvé des choses louches » ! C’est alors que ces gentils messieurs venaient chercher certaines personnes… Imaginez mon stress ! Je n’avais rien à me reprocher, mais je finissais par avoir peur que quelqu’un ait mis dans sac une substance illicite, que les policiers aient décidé de m’accuser a tord d’un « crime »… Bref, ils créent une véritable psychose ! L’avion est donc parti avec 45 minutes de retard.


Je n’ai quand même pas passé deux semaines dans les aéroports colombiens, non, j’ai passé deux semaines de vacances sur Isla Fuerte avec deux de mes oncles, ma tante échouée sur l’île et mes deux cousins colombiens. J’ai donc des choses bien plus intéressantes à vous raconter et heureusement !


Isla Fuerte est déconnectée du continent, ce n’est pas la culture colombienne qui y domine mais une culture insulaire avec ses propres lois, ses propres codes, son propre mode de vie… C’est tellement petit (environ 1500 habitants) que les insulaires doivent être très tolérants entre eux et tout accepter même les crimes que nous, nous considérerons impardonnables.


C’est aussi une île très pauvre où la plupart des habitations est faite de papiers journaux, de palmes et n’a pas de sol en dur, seulement de la terre. Imaginez la saison des pluies et des tempêtes ! L’électricité a été installée une semaine avant notre arrivée mais n’est activée qu’à partir de 18h chaque jour. L’eau courante sera installée au cours de cette année.


Cette île est le paradis des enfants étant donné que la jeune femme est généralement maman dès l’âge de 14 ou 15 ans. Les enfants sont très autonomes, et errent dès leur plus jeune âge dans les rues de l’ile, souvent tout nus, et jouant parfois avec des couteaux !


L’église évangélique commence a avoir beaucoup de pouvoir et d’influence sur l’île et appauvrie encore davantage de nombreuses familles en leur imposant de donner à l’église 10% de leurs ressources mensuelles.


MAIS les insulaires de Fuerte sont d’une grande gentillesse, très accueillants et chaleureux, ont un sens aigue de la fête et ont une incroyable joie de vivre… La végétation est abondante, et magnifique, les plages sont paradisiaques, le poisson est excellent… C’est un endroit magnifique pour passer de bonnes vacances ! Il ne faut cependant pas oublier d’entrer en contact avec les insulaires et de partager des moments privilégier avec eux.


Voici des photos de groupe de la famille Rideau !











Et voici les voisins: la jeune maman avec ses enfants.







Ma tante Sylvie faisant de l’artisannat.

L’ânesse avec un invité qui s’est imposé : le cochon.

Le petit rafraichissement du soir avec les petits voisins.

Le nouveau collège.

Ma cousine Évangeline venant de recevoir le prix de la meilleure élève se sa classe.

Le sapin de Noël !!!

La bonga : le plus grand arbre de l’île.





L’arbre qui marche.

Le lac de l’île qui doit subvenir aux besoins de tous les insulaires. Certains en boivent l’eau mais la plupart l’utilise juste pour laver le linge.

Il n’y a pas de voiture sur l’île, seulement des ânes qui ne cessent de transporter de l’eau.


Un paresseux.


Un gros cochon qui vit directement chez ses propriétaires !

Réparation de la maison. Presque solide !

On a faim !

Petite maison.



Une bonne pêche, et des pêcheurs très fiers !

Et des plages, et de l’eau de la mer des Caraïbes.


















Par Maëlle
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 12 2008 01:19

Demain 7h30, je suis dans un premier avion en direction de Mexico, puis à 14h50, je suis dans un deuxième avion en direction de Bogota, j’y rejoins mes oncles Sébastien et Pascal, nous dormons tous les trois dans un hôtel, puis le 20 décembre, troisième avion, celui-ci en direction de Montería, puis nous prenons un taxi, puis un bateau et nous sommes arrivés à… Isla Fuerte !!!

Isla Fuerte ??? Petite ile des Caraïbes, où ma tante Sylvie a échoué il y a 14 ans plus ou moins. On ne sait ni trop comment, ni trop pourquoi. Elle était d’abord partie au Canada, puis elle est descendue, descendue… jusqu'à cette petite île ou elle a fondé sa petite famille.

Deux navigateurs, Nathalie et Dominique ont fait un petit séjour sur l’ile et ont rencontré ma tante. C’est par hasard que nous sommes tombés sur ce site et sur cette description :

« Aujourd'hui, ils avaient prévu de nous emmener une dernière fois chez celle qu'ils nomment "la Française ". Sylvie vit sur Fuerte depuis 13 ans. Elle est arrivée en vacances et n'est jamais repartie. Tombée amoureuse d'un natif, deux enfants sont nés de cet amour. Aujourd'hui, Sylvie les élève seule, son mari est mort l'an dernier. Elle est courageuse et affronte une vie qui nous paraît paradisiaque lorsque nous ne sommes que de passage, mais qui au quotidien représente une lutte permanente. Elle vit exactement "à la Colombienne". Cette femme est admirable. Sa porte est toujours ouverte pour les enfants du pays. A l'intérieur de la maison peu de choses, l'essentiel et encore... Elle vit chichement. Et ne s'en plaint pas et veut toujours nous offrir quelque chose : légumes, fruits…

Elle nous parle avec admiration de l'ouverture d'esprit des Colombiens. De la facilité avec laquelle elle a été adoptée comme une enfant du pays. Les gens de l'île ont d'ailleurs peur qu'elle les quitte et qu'elle retourne dans sa famille "de sang". Mais sa place est ici, sur la terre de ses enfants. Ce matin encore, elle nous parle longuement de son île, de la Colombie. Ses yeux sont humides, elle aime sans frontière cette île d'adoption. Elle nous ouvre le fruit de son expérience et nous parle de tout sans fard : du beau côté mais aussi de l'envers du décor (dont il faudrait peut-être que j'apprenne à parler, moi aussi, avec autant de naturel). Elle est impressionnante... Le pardon et la tolérance au bord du cœur, elle se sent investie d'une mission auprès des gens du pays qui l'écoutent lorsqu'elle donne quelques conseils aux enfants ou aux parents ».

http://reseauducapitaineconam.blogspot.com/2008/02/toile-de-lune-nathalie-et-dominique_24.html

La dernière fois que j’ai vu ma tante, j’avais 7 ans, j’en ai maintenant 22… 15 ans que j’attends ce moment, je ne réalise pas… Je suis heureuse d’y aller avec deux de mes oncles, même si j’aurais préféré qu’on y aille tous.

Vous n’aurez donc pas de nouvelles de moi pendant deux semaines !

Par Maëlle
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 12 2008 00:58

Le Mexique, mon pays d’adoption…

Parfois je le déteste, je veux m’en aller, je ne le comprends pas, il est violent, incompréhensible, décalé, trop décalé, il est parfois sale, et il pue, il est trop contrasté...

Mais très souvent je l’aime et le trouve magnifique, il est coloré, il a su conserver ses traditions, ses paysages sont incroyables, sa population est chaleureuse et drôle… Ce pays est vivant ! A chaque coin de rue, il y a des musiciens, des enfants qui jouent, des vendeurs ambulants…Chouette pays !

Par Maëlle
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 12 2008 06:18

Nous avons visité le musée des momies (!!!) Ce musée est peu commun car il expose les corps exhumés du cimetière public. Il illustre véritablement l’obsession des Mexicains pour la mort. Autant vous dire que j’avais l’impression d’être dans un film d’horreur entourée de morts-vivants. J’ai pris quelques photos pour vous faire partager cette visite, mais après réflexion je me rends compte que les photos sont un peu difficiles… Pour ne recevoir aucune critique négative de votre part, je ne mettrai les photos sur le blog que si je reçois dix demandes de votre part. Cela permettra en plus de faire vivre ce blog qui recevra enfin des commentaires !!!


IMPORTANT : Ce jour, le 1er février 2009, je n'ai eu que 5 demandes !!! Je ne mettrai les photos que si j'ai 5 autres demandes.

Par Maëlle
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 12 2008 05:29

Avec Sylvaine, nous venons de passer un week-end fort agréable dans la jolie ville de Guanajuato. Cette ville se situe à l’est de Guadalajara, c’est une ancienne ville coloniale. Les maisons sont très colorées, les rues sont étroites, il y a peu d’habitants, les artistes font des représentations à chaque recoin… Bref, c’est une ville paisible où il fait, je pense, bon vivre ! D’ailleurs, pourquoi je n’y vis pas ?























Par Maëlle
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 12 2008 03:31

























Merci Sylvaine pour tes photos!
Par Maëlle
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Présentation

Présentation - suite!

Tranches de vie d’une pseudo vadrouilleuse et « véritable » étudiante dans ce pays totalement décalé qu’est le Mexique.

Citation du moment

"On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes éliminées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels".

Le poisson scorpion de Nicolas Bouvier

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