Mardi 25 novembre 2008

Mercredi 19 - 17h : sac à dos, lunette de soleil, short, casquette et c’est parti !!! Fan, Sylvaine et moi sommes en direction de Puerto Vallarta.

Dimanche 23 - 23h : retour au 2105 Calle Santander - Guadalajara, snif c’est terminé…

Lundi 24 : 8h : réveil difficile dans cette ville qui me donne le tournis et qui est synonyme de fac.

Comme vous pouvez le deviner, j’ai passé un magnifique week-end, il fut très contrasté et décalé comme l’est le Mexique.

Je ne peux pas mettre de photos pour le moment, j’attends d’avoir celles de mes deux camarades de route.  Vous êtes impatients… non ? Mais bon, comme je suis sympathique je vais vous raconter en exclusivité une de nos aventures.

Le guide du routard conseille aux voyageurs visitant le coin de Puerto Vallarta d’aller  au village de Chacala qui se trouve à 1h30 de route de Puerto Vallarta pour se baigner sur des plages paradisiaques et manger des excellents fruits de mer. Nous avions TROP envie d’y aller !!!

(Je vais résumer car c’est quand même long à raconter).

On nous avait dit qu’il y avait deux bus par jour qui y allaient, un à 7h et un autre à 14h, mais qu’il n’y avait qu’un bus par jour qui faisait le retour, à 14h. Bizarre, bizarre…  On est prêtes à se lever tôt pour aller se baigner dans ces eaux paradisiaques !

Samedi - 6h45 : les trois voyageuses attendent le bus, entourées de Mexicains bien bronzés, de cowboys, de mamas mexicaines… Le « bus » arrive avec 30 minutes de retard, mais quel bus !!! On aurait dit qu’il n’avait pas été lavé depuis 20 ans, la plupart des fenêtres ne pouvait n’y s’ouvrir ni se fermer (pour celles qui étaient déjà ouvertes), une forte odeur d’essence se propageait, il ne roulait pas bien vite… Bref, l’aventure commence ! On doit s’arrêter à un village 30 minutes car le vieux coucou est tombé en panne ! Puis, une fois le bus réparé, on emprunte une véritable route de campagne mexicaine, bien sinueuse, et on monte, on monte ! Une heure trente plus tard sur cette route de campagne, nous n’avions croisé aucune voiture (seulement un tracteur en panne !) et nous montions toujours… Bizarre, bizarre…  Avec Sylvaine, on se regarde, l’air un peu inquiet et on se dit « Il y a quelque chose de bizarre ». On demande à un vieux cowboy si Chacala est bien un village côtier. OUI et NON !!! Des rires se propagent dans tout le bus…

Dénouement de l’histoire : il y a un Chacala dans l’état de Jalisco (village de 100 habitants grand maximum au milieu de nulle part) et un Chacala dans l’état de Nayarit (village aux plages paradisiaques). Nous avons malgré tout passé une après-midi fabuleuse que nous ne sommes pas prêtes d’oublier.

La suite au prochain épisode…

Par Maëlle
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Mercredi 19 novembre 2008

… avoir assisté à une conférence !!!

Vous vous rappelez, je vous avez dit que le 11 novembre j’ai dû assister à une conférence sur la manière de faire une thèse (c’est ce que j’avais alors compris, en fait c’était sur « L’histoire et ses méthodes, théorie et pratique de l’histoire sociale »).

Chose que je ne savais pas, et que je découvris aujourd’hui, c’est qu’à chaque fois qu’un étudiant assiste à une conférence, il reçoit une « constancia », c’est-à-dire un certificat de présence qui ressemble étrangement à un diplôme. Ce papier est à ce qu’il parait très précieux. C’est ainsi que de nombreux étudiants ajoutent dans leur CV toutes les conférences auxquelles ils sont allés.

Finalement, c’est chouette d’être un étudiant mexicain car :

- tu fais un travail vraiment médiocre tu as minimum 60/100

- tu assistes à une conférence (tu n’écoutes rien, ou pire tu dors) et tu reçois quand même un « diplôme » gratifiant.

Voici mon diplôme (j’en suis très fière !) :




(Je ne sais pas pourquoi un G est ajouté après mon nom… grand mystère…)

Par Maëlle
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Jeudi 13 novembre 2008

Ce prochain jeudi 20 novembre se célèbre le début de la révolution mexicaine de 1910. C’est logiquement un jour férié. Oui, mais voilà, ca n’arrange pas grand monde -à ce qu’il parait- que cette année cela tombe un jeudi, alors le gouvernement a décidé de décaler ce jour férié au lundi 17 novembre. Résultat : ce fut une confusion générale pour tout le monde.

Et moi, j’ai fait ce qu’il ne fallait pas, voulant aller à Puerto Vallarta depuis longtemps, j’ai réservé un hôtel à partir du mercredi soir. Je vais rater deux jours de cours… Mais les profs, très compréhensifs, m’ont dit qu’ils ne compteraient pas mon absence. (C’est bien d’avoir les profs dans la poche !!!).

Moi je dis qu’ils sont fous ces Mexicains !

Par Maëlle
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Jeudi 13 novembre 2008

Merci, grâce à toi, j’ai redécouvert l’acné juvénile et je ne retrouve pas ma jolie voix-qui est cassée depuis que j’ai attrapé froid dans le Michoacán !!

En effet, le Mexique est un pays très pollué pour une petite provinciale française (pour ma coloc chinoise, pas du tout J).

Guadalajara, ville de plus de quatre millions d’habitants, tous plus feignants les uns que les autres, aime les voitures ! Beaucoup de voitures… Voitures en très sale état, qui rejettent de belles fumées noires, qui sentent mmmm très bon. Ou grosses voitures, très grosses voitures, comme des énormes 4x4, des énormes pick-up (comme dans les films américains !), conduits par de très gentils propriétaires qui se sentent puissants.

Par Maëlle
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Jeudi 13 novembre 2008

Je suis au bord d’une dépression culinaire L .

Je rêve de croissants, de bons pains, de fromages qui puent, de bons gâteaux, de chocolat, de nourriture sans chili et de plats simples !!!

Oui je t’aime nourriture française.

Par Maëlle
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Mercredi 12 novembre 2008

C’est le musée incontournable de Guadalajara. Il possède une collection éclectique qui couvre la préhistoire et l’histoire de l’ouest du Mexique.











Par Maëlle
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Mercredi 12 novembre 2008

Je viens de passer mon premier 11 novembre à l’étranger, et ce fut bien triste. Ou étaient les défilés, les émissions inintéressantes sur la Première Guerre Mondiale, les drapeaux français ? NON,  RIEN, ABSOLUMENT RIEN !!! Normal me direz-vous. Mais c’est tellement bizarre…

J’ai du aller en cours et même assister a une conférence sur la manière de faire une thèse !!!

Il faisait chaud, 25°C, j’étais en débardeur et jupe.

Oui oui, j’ai bien quitté la France, ses drapeaux, son automne… C’est dans ces moments-là que je réalise vraiment.

Je dois m’habituer à la chaleur, aux cactus, aux grands chapeaux et aux fêtes mexicaines maintenant!

Par Maëlle
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Mardi 11 novembre 2008

Je ne parle que de mes escapades, oubliant presque je suis venue ici pour étudier ! Pourtant, il y a à dire sur les cours universitaires :

1.       On t’appelle élève, non étudiant, et tu dois appeler le professeur maitre. Et oui, tu n’as pas l’impression d’être dans une université mais plutôt dans une école primaire.

 

2.       Tu as toujours plein de devoirs à faire : de nombreuses lectures, tout plein de résumés, des exposés à préparer… Ton travail est évidemment relevé. Il suffit juste de le faire, s’il est mal fait, peu importe !

 

3.       Le professeur ne donne pas son avis, il a énormément confiance en ceux qui ont écrit des livres sur le sujet de la matière en question et aime dire « l’auteur dit que… », « l’auteur pense que… », « il est fort l’auteur ! ».

 

4.       Il n’y a donc pas de cours magistral comme en France mais des discussions autour de ce que l’auteur écrit et pense. Les cours sont très « plats » !

 

5.       En tant qu’élève tu as tous les droits : manger, boire, répondre au téléphone… en plein cours, tu peux également arriver avec trente minutes, une heure ou bien deux heures de retard. Le professeur a exactement les mêmes droits, c’est ainsi que nous devons attendre un prof qui a jusqu'à une heure de retard.

 

6.       Tu ne fais rien, tu as quand même minimum 80/100 !!!

Et oui, ici, les notes sont sur 100. 60/100 est une très mauvaise note, 80/100 est une note passable, 90/100 est une note commune, et 100/100 est une note accessible.
J’ai commencé mon année de Master 2 avec une note passable de 100/100. Je tiens à signaler que c’était un vrai exercice de dissertation, et que presque tout le monde a eu 100 !!!

De même, comme je vous l’ai dit au-dessus, d’une semaine sur l’autre nous avons des résumés à faire.  Pour vérifier que tu les as bien fait, le professeur signe chacun de tes résumés, à la fin du semestre, tu dois lui rapporter tous les résumés signés, s’ils sont au complet, tu as 100, peu importe le contenu !!!

 

7.       Tu as un exposé à préparer et à présenter… Pourquoi se casser la tête ??? De toute manière, c’est un résumé sur un texte d’un auteur forcement génial ! Tu arrives, sans avoir rien préparé, ni même sans avoir trop lu le texte, et tu dis « l’auteur dit que… » puis « l’auteur est fort » avec un air sûr de toi, et c’est bon !!! Tu auras même droit aux félicitations du prof.

 

Ici, je suis une vraie élève modèle et les profs m’adorent ! Et j’avoue que j’aimerais bien avoir une moyenne finale de minimum 80/100. Je pense que j’en suis capable !!! Oui, oui, je ne veux pas en-dessous de 16/20. Et alors ???

 

Je conseille donc à chaque étudiant français de faire une année ou juste un semestre au Mexique pour décrocher une mention.

Par Maëlle
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Mardi 11 novembre 2008

Pour le week-end de la Toussaint, ici appelée « El día de Muertos », nous (Sylvaine et moi) avons décidé de faire une petite excursion dans l’Etat du Michoacán, au sud de l’Etat de Jalisco. Il est en effet dit que cette fête est particulièrement jolie et colorée dans cet Etat où les indiens Purepechas  sont fort représentés.


En fait nous avons fait un voyage organisé par des étudiants, expérience plutôt traumatisante, que nous ne sommes pas prêtes de refaire !!! Mais bon, nous avons ainsi pu découvrir de nombreux coins jolis du Michoacán.


Nous avons commencé notre escapade par une balade au lac de Camecuaro. Petit havre paisible, refuge de canards… L’eau est transparente et turquoise, les racines des arbres sont impressionnantes, les barques sont colorées, et les musiciens jouent et chantent pour les promeneurs. Nous avons d’ailleurs mangé avec des Mexicains qui ont demandé à deux groupes de mariachis de jouer pour nous (oui !!!). Ils ont même accepté d’interpréter un corrido, j’étais contente !











Nous avons continué notre visite par Quiroga. Le marché de ce petit village vaut le détour ! Il y a de très nombreuses étales d’artisanat en bois comme vous pouvez le constater.





Puis, nous avons passé le soir de cette fameuse fête sur l’île de Janitzio. Malheureusement, il y avait de très très nombreux touristes, souvent très irrespectueux. En effet, sur cette île, vivent les Purepechas, qui célèbrent leurs morts toute la nuit dans les cimetières. Il est vrai, c’est vraiment très beau, les tombes sont  ornées de fleurs oranges, de bougies, d’offrandes comme des bananes. Les touristes sont tellement nombreux dans le cimetière, qui pour voir le plus de choses, se permettent de marcher sur les tombes, de bousculer les Purepechas, de les prendre en photo pendant qu’ils se recueillent… Je me suis sentie donc mal et aussi irrespectueuse envers ce peuple. Vous ne verrez alors pas de photos de cet événement.

J’ai également vu un joli spectacle et surtout drôle, interprété par des Purepechas. Je ne connais pas du tout la signification, je peux juste vous dire que j’ai bien rit !


Le lendemain, nous sommes d’abord allés au village de Zirahuén, où il y a un grand et magnifique lac.







Puis nous avons terminé notre escapade par le village au nom presque imprononçable Tzintzuntzan, qui signifie en purepecha « lieu des colibris ».  Ce village était la capitale de la Ligue tarasque à l’époque des invasions aztèques de la fin du XVème siècle.

Voici une photo du site archéologique de Tzintzuntzan :


Et quelques photos du cimetière décoré pour la fête des morts :

 





Par Maëlle
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Vendredi 31 octobre 2008

Un samedi, avec ma colocataire nous nous sommes enfin décidées à aller visiter la ville de Tequila, si connue pour sa célèbre boisson : le téquila. Non, je ne me trompe pas, nous devrions dire LE téquila. Il ne faut pas chercher à comprendre je crois…


Ce fut une chouette aventure, et cela nous a fait du bien de quitter l’atmosphère étouffante de Guadalajara.


Nous avons commencé notre visite par la fabrique « La Cofradía ». Le cadre était vraiment très beau, nous étions entourées de champs d’agaves bleus. D’ailleurs, ce paysage est désormais reconnu comme patrimoine mondial par l’UNESCO. Et je le comprends ! Une petite explication s’impose : le téquila est fabriqué avec cette plante similaire au cactus qui est l’agave bleu.









 

Donc à 10 heures nous étions déjà dans une fabrique de téquila, quelle erreur !!! Et oui, qui dit visite, dit dégustation… et bien sûr dégustation de ce qui se fait de plus fort. Pour faire plaisir à notre charmant guide, nous avons accepté de gouter un minuscule verre de téquila, qui sortait de son énorme tonneau, donc chaud et à plus de 55°… J’ai eu l’estomac brulé pendant quelques heures…


Nous avons continué notre visite en flânant dans les rues de cette ville, fort agréable. Nous avons également visité le musée de la téquila (je n’ai jamais vu autant de bouteilles de téquila de toute ma vie !!!).


 

Oh, un Mexicain dans ses champs d’agaves !




Nous avons bu un verre de Margarita au bar José Cuervo. Mais de nouveau, nous avions oublié que nous étions au Mexique… et que les Mexicains aiment le chili !!! Et oui, ils en mettent même dans les jus de fruit, les sucreries et évidemment dans  l’alcool… Ce n’était franchement pas bon, nous n’avons pas pu terminer nos verres. Je sais comment lutter contre l’alcoolisme en France, importons du chili !

Puis, nous avons terminé notre visite en découvrant une superbe vue sur Téquila et ses champs d’agave, et ses fabriques…. Nous étions très heureuses !




Je ne vous avais toujours pas présenté ma coloc chinoise Fan, là voici à mes côtés. Non, je ne souffre pas…  J’avais tout simplement chaud et le soleil me brulait les yeux (j’ai cassé mes lunettes de soleil). Je pense à vous d’ailleurs quand ici je me plains d’avoir froid quand il fait un petit 25°C.





Je propose donc - à qui veut venir me faire un petit coucou - d’aller visiter cette jolie ville.


Par Maëlle
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Présentation

Présentation - suite!

Tranches de vie d’une pseudo vadrouilleuse et « véritable » étudiante dans ce pays totalement décalé qu’est le Mexique.

Citation du moment

"On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes éliminées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels".

Le poisson scorpion de Nicolas Bouvier

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