Lundi 20 octobre 2008

Je suis allée à un spectacle de lucha libre, connue en France sous le nom de catch. Mais attention, c’est du catch mexicain ! Très très comique ! J’ai passé un bon moment, mais je ne pense pas en faire ma passion.

Le spectacle était sponsorisé par une marque de médicament contre la douleur… Oui oui… Bien sûre, il y eut une distribution gratuite de médicament. Premier étonnement !

Deuxième étonnement : les Mexicains sont totalement accrocs à la lucha libre, « sport » qui réunie toutes les générations.

Petites explications sur le déroulement d’un « match » :

-          Il peut y avoir des matchs d’un contre un, de deux contre deux, de trois contre trois…

-          Il y a des matchs masculins, féminins, gays.

-          Un match oppose toujours une équipe de « techniques » et une équipe de « grossiers ». Les « techniques » combattent par « amour du sport » et ne font généralement pas de comédie, ils respectent plus ou moins les règles. Les « grossiers » sont tout le contraire : ils sont très grossiers, ne respectent pas du tout les règles, vont dans le public, se chamaillent avec l’arbitre et le public…

-          Le public est généralement plus en faveur des « techniques ».

-          Bien sûre, tout est prévu à l’ avance, comme un spectacle.


J’ai connu quelques petites peurs car j’étais au premier rang ! (Quelle idée aussi !!!)

Deuxième chose : trois heures de spectacle… Je ne ferai pas ça toutes les semaines…

Troisième chose : je suis sortie avec des sifflements dans les oreilles et la voix cassée (si on ne participe pas, c’est bien ennuyant !)

  

Petite bande mexicaine avant le début de la lucha libre.


Monsieur Médicament!



Monsieur Muscle!




Et puis je tire... Ouille!!!!




Spectacle... Non?




Retirer le masque d'un lutteur, enlever son honneur...

Par Maëlle
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Mercredi 8 octobre 2008

Comme je vous l'ai déjà dit, je prends des cours de nahuatl, langue indigène la plus importante du Mexique. Je suis tombée totalement amoureuse de cette langue très respectueuse, très admirative de la femme ! Les sonorités sont chaleureuses et prêtent au sourire.

Voici un petit poème nahuatl d'un auteur anonyme (avec des traductions):

In xochitl in kuikatl

Inin tlahtolli,
Nochpotzin, kokotzin, tepitzin,
Uel moyollokaltitlan
¡xiktali uel!

El flor, el canto

Este mensaje,
Mi muchachita, tortolita, chiquita,
En la cajita de tu corazón,
¡Colócale bien!


La fleur, le chant

Ce message,
Ma petite fille, ma petite tourterelle, ma toute petite,
Dans une petite partie de ton cœur,
Garde le bien !

 

Par Maëlle
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Mercredi 8 octobre 2008

Il y a environ une semaine, me promenant dans les rues du centre historique de Guadalajara, j’ai croisé une manifestation d’indigènes. Je ne comprenais pas grand-chose, mais c’était très émouvant. Certains arboraient des pancartes « je suis indigène mais je suis aussi humain », d’autres « laissez nous vivre » ou « on veut manger ». Je voulais prendre des renseignements mais malheureusement mon statut d’étrangère m’interdit de « faire de la politique », comme manifester ou signer une pétition. Ces manifestations étant très très encadrées par la police, je restais tranquillement sur mon trottoir, en espérant qu’un manifestant vienne à ma rencontre. Chose faite !

Je n’ai en effet pas le droit de faire de la politique ici sur ce territoire mais j’ai le droit à l'information. Je souhaite donc vous faire part de ce que m’a expliqué Juan, un indigène Purepecha.

Depuis quelques mois, le gouverneur de l’Etat de Jalisco interdit aux indigènes de vendre leur artisanat dans la ville de Guadalajara et de vendre des tortillas dans la ville de Tela. Au total ce sont près de cinquante familles indigènes qui sont privées de leur travail. Elles peuvent bien évidemment vendre dans les villes périphériques mais il y en a déjà tant… La politique actuelle du Mexique est de rejeter les indigènes, de les éloigner des villes touristiques.





Les mouvements ne peuvent donc qu’amplifier…

Par Maëlle
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Mercredi 8 octobre 2008

Après un mois et douze jours ici :

-          Je n’ai plus peur de traverser la route, et je cours même comme les Mexicains pour éviter de passer sous les roues d’une voiture,

-          J’ose monter dans un taxi toute seule,

-          Je comprends la signification de « ahorita » : tout de suite, dans dix minutes, dans trois heures, demain, dans une semaine, dans un mois… Un jour peut-être !!!

-          Quand j’invite une personne à manger, je sais que je dois préparer pour cinq personnes environ… et oui, il y a toujours des invités surprises!

-          Et je sais aussi que je devrai attendre entre 30 minutes et 3 heures ou bien toujours l’arrivée de mes invités. Bien sûr, je ne dois espérer ni excuse ni explication !

-          Je n’arrive plus à l’heure en cours, à quoi ça sert ???

-          J’ai oublié la conjugaison des verbes avec « vosotros », et oui ici toujours « ustedes ».

-          Je ne zozote plus comme un espagnol, sinon on se moque de moi… snif,

-          Je suis devenue très patiente, lenteur mexicaine oblige…

-          Je n’ai toujours pas oublié mes règles de politesse françaises, bien qu’ici cela ne serve à rien…

-          Je détecte les mensonges et les arnaques des Mexicains !

-          Je suis devenue un symbole de beauté, juste en traversant l’Atlantique !!!

-          Je sais manger un taco sans m’en mettre partout, mais ce fut beaucoup de travail…

-          Et je crois que je parle beaucoup mieux espagnol !

-          Mais je perds mon français…


 



-          Et je ne m’étonne plus devant une bouteille géante de whisky à 5 pesos (0.33€).

 

Par Maëlle
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Mardi 7 octobre 2008

Il y en a partout! Et ils sont toujours très animés et colorés.













Par Maëlle
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Vendredi 3 octobre 2008

Le premier week-end que j’ai passé hors de Guadalajara, fut à Tepic. Tepic est le chef lieu de l’Etat de Nayarit, qui se situe au Nord de l’Etat de Jalisco où je me trouve. Je fus accueillie très chaleureusement par la famille de Yasenqui, une mexicaine qui vit dans la maison du bas. Malheureusement, il a beaucoup plu, donc nous n’avons presque pas pu visiter. Ce sont les aléas de la météo… Je vous laisse simplement regarder les quelques photos.


Place principale de Tepic, une place toujours animée.






Dans le palais du gouvernement, est réprésentée l'histoire du Mexique par des peintures murales.





 



Par Maëlle
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Mercredi 1 octobre 2008

Juste pour le plaisir des yeux. Et peut-être me jalouserez-vous…













J'ai également envie de prendre des cours de cuisine...
Par Maëlle
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Mercredi 1 octobre 2008

Mais si, vous savez ce qu’est un Mariachi, car quand on pense “Mexique”, on imagine un homme moustachu avec un grand chapeau et jouant de la guitare ou de la trompette. Cet homme fait partie d’un Mariachi, groupe de musiciens qui joue de la musique traditionnelle mexicaine.

Il est dit que Jalisco est l’Etat de naissance des Mariachis.

Au début du mois de septembre, à Guadalajara, se déroula le festival de Mariachi. J’ai eu la chance de rencontrer l’organisateur du festival donc j’ai pu assister au défilé d’ouverture du festival depuis la tribune officielle.

Il y avait près de cinquante groupes de Mariachis venus de divers Etats du Mexique, des Etats-Unis, du Pérou, de la Colombie, de Belgique, de Slovaquie, du Canada, du Japon… Il y avait également des groupes de Mariachis féminins. J’avais bien envie de les rejoindre!


 

 






Remarque : j'ai bien l'intention de prendre des cours te trompette avec un Mariachi! Je vous tiens au courant.
Par Maëlle
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Mercredi 1 octobre 2008

Guadalajara est la deuxième plus grande ville du Mexique après Mexico DF. Quatre millions de tapatíos (habitants de l’Etat de Jalisco) y vivent. Elle a la réputation d’être la ville la plus mexicaine et est connue grâce a la tequila, au sombrero, à la musique mariachi… Le centre historique de Guadalajara est très chaleureux et animé. Il y a toujours beaucoup de promeneurs, même le dimanche. Les Mexicains aiment en effet prendre le temps de vivre et flâner dans les rues.

Plaza de armas y Palacio de Gobierno


La cathédrale

Rotonda de los Hombres Ilustres (de Guadalajara)

Par Maëlle
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Lundi 8 septembre 2008

Je suis arrivée à Guadalajara le jour de la rentrée, ça commençait déjà mal ! Je suis donc allée à la fac le mardi 26, en retard… J’ai dû choisir mes matières, chose pas facile… Mais c’est bon, j’ai décidé d’étudier l’histoire des mouvements sociaux, l’histoire sociale, cinéma et littérature et enfin le nahuatl (langue indigène). Cela me fait environ 10 heures de cours par semaine. Je devrais avoir le temps de visiter (je suis venue aussi pour ça!).

Dès les premières heures de cours, j’ai remarqué une grande différence entre les cours en France et ici. En France, il est facile de se tourner les pouces pendant un cours, ici non! Ce n’est pas du tout un cours magistral, c’est une grande discussion où l’étudiant est sans cesse sollicité. Il ne sert donc presque à rien d’emmener de quoi écrire.

J’ai dit juste avant que j’avais 10 heures de cours par semaine, en fait, c’est beaucoup moins étant donné que le professeur arrive avec environ 30 minutes de retard et qu’il termine son cours également 30 minutes avant la fin!

Enfin, j’ai énormément de travail à faire chez moi, plein de lectures et de résumés, bien sûr tout est noté, comme la participation en classe! Il n’est donc pas posible de dormir ici !


L'entrée principale de l'université de Sciences sociales

Par Maëlle
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Présentation

Présentation - suite!

Tranches de vie d’une pseudo vadrouilleuse et « véritable » étudiante dans ce pays totalement décalé qu’est le Mexique.

Citation du moment

"On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes éliminées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels".

Le poisson scorpion de Nicolas Bouvier

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