Je suis rentrée saine et sauve d’Isla Fuerte ! Ce ne fut pourtant pas gagné.
Pourquoi ? Je fus malade, parfois très malade, je due mentir à l’aéroport sur ma destination et sur mon moyen d’hébergement, expliquer que je ne comptais pas faire un crime avec les ampoules
que je transportais (!!!), bien écarter les bras et les jambes pour les TRES nombreux contrôles dans les aéroports colombiens en ne se montrant
jamais agressive, réunir les 33 dollars nécessaires pour payer la taxe d’aéroport à Bogota et ainsi quitter le pays (un peu plus et je ne les avais pas… et j’aurais dû faire la manche juste avant
le décollage!)…
J’ai très envie de vous faire part de la folie qui règne dans les deux aéroports colombiens que je connais (Montería et Bogota).
Ces deux aéroports colombiens sont vraiment très stressants, je n’ai jamais été autant fouillée, contrôlée de ma vie. Il faut en effet franchir plusieurs barrages de contrôle. Le premier est pour
entrer dans l’aéroport, c’est un contrôle rapide et général, mais tu dois quand même enlever ta ceinture, vider tes poches, passer sous le portique de détection des masses métalliques, écarter
les jambes et les bras pour la fouille au corps, leur laisser un instant tous tes sacs pour qu’eux aussi passent au détecteur des masses métalliques, etc. Puis vient le tour du contrôle des sacs
que tu mets en soute (qui sont passés auparavant au détecteur de métaux), ils les ouvrent et fouillent ! Le troisième contrôle est pour entrer dans la zone internationale, de nouveau tu
passes sous le portique de détection des masses métalliques, de nouveau ils passent au détecteur de métaux ton sac à main, de nouveau ils te font la fouille au corps ! Puis vient le tour du
quatrième et dernier contrôle, celui de la fouille de tes sacs à main et sacs en cabine et de la fouille au corps ! Puis, enfin oui, tu es dans la salle d’embarquement ! Mais pour moi,
ce n’était pas vraiment terminé, car les policiers ont décidé de contrôler pour la énième fois (sans autorisation aucune et surtout sans nous prévenir et aussi de façon cachée) les sacs qui
partaient dans la soute de l’avion, et ils auraient « trouvé des choses louches » ! C’est alors que ces gentils messieurs venaient chercher certaines personnes… Imaginez mon
stress ! Je n’avais rien à me reprocher, mais je finissais par avoir peur que quelqu’un ait mis dans sac une substance illicite, que les policiers aient décidé de m’accuser a tord d’un
« crime »… Bref, ils créent une véritable psychose ! L’avion est donc parti avec 45 minutes de retard.
Je n’ai quand même pas passé deux semaines dans les aéroports colombiens, non, j’ai passé deux semaines de vacances sur Isla Fuerte avec deux de mes oncles, ma tante échouée sur l’île et mes deux
cousins colombiens. J’ai donc des choses bien plus intéressantes à vous raconter et heureusement !
Isla Fuerte est déconnectée du continent, ce n’est pas la culture colombienne qui y domine mais une culture insulaire avec ses propres lois, ses propres codes, son propre mode de vie… C’est
tellement petit (environ 1500 habitants) que les insulaires doivent être très tolérants entre eux et tout accepter même les crimes que nous, nous considérerons
impardonnables.
C’est aussi une île très pauvre où la plupart des habitations est faite de papiers journaux, de palmes et n’a pas de sol en dur, seulement de la terre. Imaginez la saison des pluies et des
tempêtes ! L’électricité a été installée une semaine avant notre arrivée mais n’est activée qu’à partir de 18h chaque jour. L’eau courante sera installée au cours de cette
année.
Cette île est le paradis des enfants étant donné que la jeune femme est généralement maman dès l’âge de 14 ou 15 ans. Les enfants sont très autonomes, et errent dès leur plus jeune âge dans les
rues de l’ile, souvent tout nus, et jouant parfois avec des couteaux !
L’église évangélique commence a avoir beaucoup de pouvoir et d’influence sur l’île et appauvrie encore davantage de nombreuses familles en leur imposant de donner à l’église 10% de leurs
ressources mensuelles.
MAIS les insulaires de Fuerte sont d’une grande gentillesse, très accueillants et chaleureux, ont un sens aigue de la fête et ont une incroyable joie de vivre… La végétation est abondante, et
magnifique, les plages sont paradisiaques, le poisson est excellent… C’est un endroit magnifique pour passer de bonnes vacances ! Il ne faut cependant pas oublier d’entrer en contact avec
les insulaires et de partager des moments privilégier avec eux.
Voici des photos de groupe de la famille Rideau !
Et voici les voisins: la jeune maman avec ses enfants.
Ma tante Sylvie faisant de l’artisannat.
L’ânesse avec un invité qui s’est imposé : le cochon.
Le petit rafraichissement du soir avec les petits
voisins.
Le nouveau collège.
Ma cousine Évangeline venant de recevoir le prix de la meilleure élève se sa
classe.
Le sapin de Noël !!!
La bonga : le plus grand arbre de l’île.
L’arbre qui marche.
Le lac de l’île qui doit subvenir aux besoins de tous les insulaires. Certains en
boivent l’eau mais la plupart l’utilise juste pour laver le linge.
Il n’y a pas de voiture sur l’île, seulement des ânes qui ne cessent de
transporter de l’eau.
Un paresseux.
Un gros cochon qui vit directement chez ses
propriétaires !
Réparation de la maison. Presque solide !
On a faim !
Petite maison.
Une bonne pêche, et des pêcheurs très fiers !
Et des plages, et de l’eau de la mer des Caraïbes.
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